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N’écrivez pas de business plan !

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Tel est le titre un brin provocateur donné par Geoffroy Raposo au dernier texte publié sur son blog "startuper" [3] abrité par le magazine économique romand Bilan. En fait, il n'a rien contre la nécessité d'une réflexion préalable à toute création d'entreprises ni contre son indispensable formulation, surtout dans le cas où plusieurs personnes contribuent à un projet à propos duquel ils doivent partager la même vision.

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Mais ce qui énerve notre blogger, c'est l'obligation faite par les investisseurs à ceux qui leur présentent un projet de le chiffrer avant de démarrer, donc avant de savoir comment iront les affaires, encore moins comment elles se développeront. Car les investisseurs veulent voir un business plan en bonne et due forme avant de décider si et le cas échéant à quelle hauteur ils vont financer la réalisation du projet.

Soit dit en passant, à sa modeste échelle, Microcrédit Solidaire Suisse (MSS) [4] a la même exigence et ses experts discutent souvent les chiffres avancés dans le business plan, pour vérifier leur validité avec le porteur de projet. On sait bien qu'un plan d'affaires repose par définition sur des prévisions et des hypothèses dont la réalité démontrera ultérieurement la validité.

Mais il n'empêche que ce plan donne une représentation vraisemblable du proche avenir. La réflexion et les discussions qui ont permis de l'élaborer constituent une bonne préparation au lancement du projet et aussi une sorte de mise en confiance. Et cela, M. Raposo ne peut pas le contester. De toute manière, les réactions à sa provocation délibérée le rappellent à l'ordre.

Nous savons bien, et nous l'avons déjà dit dans l'un des premiers articles publiés sur ce blog Ma-petite-entreprise.ch: le Business Plan est un passeport pour la création d'entreprise [5], comme tout passeport utile à celui qui le détient et nécessaire pour ceux qui demandent à le voir. En résumé, disons que le business plan s'avère triplement indispensable, comme