Nathalie Roy, Lausanne

Dans son bureau d’architecture, Nathalie Roy s’est spécialisée dans les transformations et rénovations intérieures et extérieures, avec le souci d’offrir des espaces contemporains et bons pour la santé. L’écologie au sens large – recours à des matériaux sains et naturels – et les technologies novatrices et économes en énergie constituent la base de ses prestations.

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  • Nom : Roy
  • Prénom : Nathalie
  • Enseigne : Neoarchitecture
  • Lieu : Rue Pré-du-Marché 23, Lausanne
  • Date d’ouverture : avril 2012
  • Site internet : http://www.neoarchitecture.ch/

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Comment avez-vous conçu l’idée de ce bureau ?

A 15 ans déjà, je voulais monter mon propre bureau. Lorsque j’ai décidé de "faire architecture", j’ai choisi de devenir indépendante. Mais, d’abord, j’ai collaboré à divers bureaux afin d’acquérir l’expérience du montage d’un pro-jet d’architecture. Ce qui m’a confirmée dans l’idée que je ne suis pas faite pour travailler dans une hiérarchie, car elle brime ma créativité et mes idées. De plus, le décès de mon père, intervenu pendant cette période, m’a enseigné que la vie est trop courte pour se permettre d’ignorer nos rêves et nos envies.

Comment cela s’est-il passé ?

Au départ, j’ai tout simplement fabriqué des cartes de visite à l’appui de ma prospection. Dans le cadre du chômage, j’ai suivi le cours d’apprentissage de l’indépendance, ce qui m’a enseigné la finalisation d'un business plan. Bien évidemment, j’ai en plus mené nombre de recherches afin de découvrir ce que le statut d’indépendante allait impliquer, du point de vue tant personnel que financier. En outre, une petite étude de marché m’a permis de sonder les connaissances des propriétaires privés en matière d’écologie dans la construction et a contribué à ma prospection sur le terrain. Enfin, il a bien fallu en passer par toutes les démarches nécessaires à l’établissement d’un statut d’indépendante (inscription au registre du commerce, assurances diverses, annuaires, AVS, compte bancaire, etc.). Toutefois, j’ai pris un emploi à 50% pendant les six premiers mois afin de me garantir un revenu suffisant.

Vous a-t-on aidée au départ ? Cela a-t-il été suffisant ? Quels ont été les inconvénients ?

Je suis titulaire d’une maturité économique, ce qui m’a été bien utile pour la gestion de l’entreprise. Pour le reste, j’ai la chance de pouvoir compter sur un certain nombre d’entrepreneurs dans mon entourage, notamment sur mon beau-père, qui construit des vérandas et un ami, indépendant depuis de nombreuses années qui m’ont donné de nombreux conseils bienvenus. D’ailleurs mon beau-père me fournit quelques mandats, ce qui est bien pratique, je l’avoue. Mes amis m’ont également soutenue et j’ai tout simplement pris mes distances avec les connaissances qui n’ont pas compris ma démarche. Quant aux inconvénients, ce sont ceux liés à une forte réduction des revenus. Il faut alors faire des choix inscrits dans des priorités. Mais je ne regrette rien: j’estime avoir une meilleure qualité de vie maintenant qu’à l’époque où j’étais salariée.

Pouvez-vous me décrire le profil de vos clients ? Et comment sont-ils venus à vous ?

Il s’agit de propriétaires privés désireux de transformer leur appartement ou leur maison. La majorité de mes clients se trouvent dans le Nord vaudois ou dans le Gros de Vaud. J’ai bien essayé, au départ, de conquérir une clientèle lémanique – j’ai un bureau à Lausanne – mais les propriétaires d’immeubles locatifs ou de bureaux dans cette région ne sont, pour l’instant j’espère, guère intéressés par les économies d’énergie. Probablement parce que ce ne sont pas eux-mêmes qui paient les factures de chauffage mais leurs locataires ! Les nouveaux clients me viennent essentiellement grâce au bouche à oreille. Mais j’ai également un site internet et une page sur Facebook. En mai 2013, j’ai en outre participé au prix Femina de la micro-entrepreneuse, décerné en collaboration avec Microcrédit Solidaire Suisse, ce qui a augmenté ma visibilité et m’a valu une certaine reconnaissance de la part de mes proches. Je fais aussi partie de l’association La Maison Nature, portail romand de l’habitat écologique qui m’amène régulièrement des clients.

Y a-t-il eu un moment où vous avez senti que "ça marchait" ?

Lorsque l’on est indépendant, on ne peut jamais se reposer sur le fait que "ça roule tout seul". Il faut toujours chercher de nouveaux clients. Mais, en ce qui me concerne et après une année et demie de prise de risque, j’ai l’impression d’avoir atteint une certaine stabilité, autant du point de vue financier que dans l’acquisition de nouveaux mandats.

Votre vision de l’avenir à deux-trois ans ?

Surtout ne pas accélérer le développement. Si vous vous chargez trop vite de frais fixes supplémentaires – par exemple, un local plus grand ou la création d’un emploi – il est difficile de revenir en arrière au cas où cela ne marche pas si bien. Je continue donc sur ma lancée actuelle et fais tout ce qui est en mon pouvoir pour "y arriver".

 

Quelles recommandations adresseriez-vous à quelqu’un désireux de créer son entreprise ?

Se lancer en y croyant totalement mais pas sans réfléchir. Il y a beaucoup de bonheur dans la création de sa propre entreprise mais également bien des déconvenues. Il faut aussi se préparer à affronter de nombreux changements dans sa vie. Mais cette démarche est tellement enrichissante que je ne peux que la conseiller à toute personne désireuse de créer sa petite entreprise.

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